20 juillet 2008
Histoire et caractéristiques du barrage
En 1929, les premières études furent menées par le bureau Coyne et Bellier
sur la faisabilité d'une retenue d'eau
dans les environs de Ouaouizerth.
Les pouvoirs publics marocains s'engageaient dans un projet ambitieux :
la construction du plus puissant ensemble hydro-électrique du Maroc.
Les travaux débutèrent en 1948. Cinq ans après, le barrage de 132 mètres
de hauteur pour 290
mètres de longueur, longtemps demeuré le plus élevé
d'Afrique, était prêt à retenir
un milliard et demi de mètres cubes d'eau.
Alimenté dans sa partie sud par les eaux de l'assif Ahanesal
et, à l'Est,
par celles de l'oued El Abid, le lac s'étend sur une
vingtaine de kilomètres
au sud de Ouaouizerth.
Après une traversée souterraine de la montagne, ses eaux alimentent en
contrebas
l'usine hydro-électrique d'Afourer et permettent, à travers un
immense
maillage de plusieurs centaines de kilomètres de canaux,
l'irrigation de 112
000 hectares dans la grande plaine du Tadla.
Au total, le complexe de l’oued El Abid doit pouvoir fournir 600 milliards
de kilowatt/heure, soit les deux tiers de l'électricité d’origine hydraulique
du Maroc.
Pourvu d’un grand évacuateur de crues en "saut de ski" d’une capacité de
2.500 m3/s, le barrage de Bin el Ouidane possède une superficie de 3740
hectares pour une
profondeur maximum de 120 mètres, ce qui en fait une
retenue d’eau se situant, en importance, entre celle du lac d'Annecy
(2760 ha) et celle du lac du Bourget (4450 ha).









